Quand je découvre

J'observe les mammifères marins

Les mammifères marins sont fragiles et vulnérables et des pratiques d’observation irrespectueuses peuvent générer sur eux des perturbations.

Lorsque j’aperçois des mammifères marins, je prends d’abord le temps d’observer la situation : quel est le comportement des animaux ? Sont-ils en train de se nourrir, de jouer, de se reproduire ou encore de faire route ? Si la situation le permet, je peux tenter une approche en respectant certaines consignes :

  • j’approche par les ¾ arrières et je suis les animaux en parallèle de leur trajectoire,
  • je ne change pas de vitesse ni de trajectoire et je limite ma vitesse à 5 nœuds,
  • je ne coupe pas la route aux animaux,
  • je ne sépare pas une mère et son petit, et plus généralement, j’évite d’approcher les animaux vulnérables comme les couples mère-baleineau ou les groupes de dauphins avec des petits,
  •  je débraye mon moteur si un mammifère marin approche,
  • je limite mon observation à 30 mn,
  • je ne m’approche pas à moins de 100 m des animaux leur laissant ainsi le choix de venir vers moi ou non,
  • si un bateau est déjà présent dans les 300 m autour des animaux, je ne m’approche pas,
  • la pratique de la mise à l’eau avec les mammifères marins est interdite.

Si je n’ai pas de bateau, je privilégie un une sortie encadrée avec un professionnel labellisé Hight Quality Whale Watching®, label reconnu par le ministère en charge de l’environnement.

les zones d'observations des mammifères marins

Les mammifères marins sont protégés en France : la perturbation intentionnelle, comprenant la poursuite ou le harcèlement des animaux est interdite. A Mayotte, un arrêté préfectoral fixe les conditions d’approche des mammifères marins que chacun a l’obligation de respecter.

Pour vos sorties en mer, choisissez un opérateur labellisé High Quality Whale Watching® !

Vous vous assurez ainsi de ne pas participer au dérangement des mammifères marins et de bénéficier d’une prestation de qualité.
A Mayotte, 3 entreprises sont labellisées en 2020 : Planète Bleue avec le catamaran Kaena, Maïtaï croisières avec le catamaran Maïtaï et Cetamayotte avec son semi-rigide.

J’observe les raies mantas

Rencontrer une raie manta est une expérience inoubliable. Mais ces poissons sont également vulnérables et peuvent être perturbés par nos pratiques d’observation.

  • En bateau, je ralentis à l’approche d’une zone identifiée (environ 300 m) et je reviens plus tard si un bateau est déjà sur place en observation.
  • je coupe mes moteurs pendant l’observation,
  • je garde une distance d’environ 50 m et je ne poursuis pas les raies.
  • je ne reste pas plus de 20 mn avant sur la zone.
  • en nageant, j’approche en petit groupe qui reste bien groupé et en surface.
  • je n’encercle pas les raies, je ne nage pas près d’elles et je ne les touche pas.
observation d'une raie

Une classe observe une raie manta dans le lagon de Mayotte, à l'occasion d'une sortie en mer avec un agent du Parc.

Seablue Nils

Une classe observe une raie manta dans le lagon de Mayotte, à l'occasion d'une sortie en mer avec un agent du Parc.

Seablue Nils

J’observe les tortues en pleine eau

Les tortues marines sont des espèces protégées et leur perturbation intentionnelle est interdite par la loi. 

  • Lorsque je suis à bord d’une embarcation, je réduis ma vitesse dans les zones où elles peuvent être présentes (herbiers, récifs coralliens).
  • Si j’en aperçois une, je l’observe à distance en débrayant mon moteur. Si l’arrêt est impossible, je contourne l’animal.
  • Lorsque je suis dans l’eau, je l’approche silencieusement et lentement en restant à une distance d’au moins 3 m.
  • Je ne la touche pas, je ne la poursuis pas et je ne piétine pas l’herbier dont elle se nourrit. 
  • Si je vois des tortues en accouplement, je débraye est reste au moins à 50 m. Sous l’eau, je ne les approche pas. Ma présence risquerait de séparer le couple.
tortues sur l’herbier

Une tortue se nourrissant sur l’herbier.

Alexis Rosenfeld / Divergence Images

Une tortue se nourrissant sur l’herbier.

Alexis Rosenfeld / Divergence Images

J’observe les oiseaux

Les oiseaux marins sont sujets au dérangement, notamment au niveau des îlots identifiés comme reposoirs. Les dérangements répétés provoquent l’envol des oiseaux qui peut paraître spectaculaire. Ces envols répétés engendrent des dépenses énergiques intempestives qui fatiguent les oiseaux. Ils perdent ainsi l’énergie nécessaire à leur migration.
Pour préserver les oiseaux marins migrateurs :

  • je ne débarque pas sur les îlots en présence des oiseaux de décembre à mai,
  • le reste de l’année, je restreints ma présence et je veille à ne pas les faire s’envoler,
  • toute l’année, j’évite en particulier l’îlot Pouhou qui est un site de reproduction du phaéton à bec jaune, seul oiseau marin nicheur de notre île.
envol de sternes

Un essaim de sternes s’envolant de l’îlot de sable blanc du nord.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Un essaim de sternes s’envolant de l’îlot de sable blanc du nord.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Je me mets à l’eau

Quand je me mets à l’eau, que ce soit depuis la plage ou une embarcation, je dois faire attention aux habitats dans lesquels je pénètre.

  • En palme, masque et tuba comme en plongée sous-marine, je privilégie des palmes courtes et je pratique un palmage doux afin d’éviter les impacts sur les zones les plus sensibles.
  • J’évite le contact avec les plantes ou les animaux fixés et je ne m’agenouille pas sur les substrats colonisés.
  • Je ne perturbe pas les animaux. S’ils se sont réfugiés dans leur cachette, je ne les force pas et je patiente sans bouger jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur calme et sortent à nouveau.
  • Je ne prélève rien.
  • En plongée, j’évite les chocs causés par les bouteilles de plongée ou toute autre partie de mon équipement (lampe, manomètre, détendeur de secours…) en les rangeant ou en les fixant correctement à mon gilet.
palme, masque, tuba sur le récif

Un plongeur en palmes, masque, tuba observe le récif corallien.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Un plongeur en palmes, masque, tuba observe le récif corallien.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

déchets sur le corail

Un sac de riz s'est enchevêtré dans le corail.

Juline Wickel / Lagonia

Un sac de riz s'est enchevêtré dans le corail.

Juline Wickel / Lagonia

Je ramène mes déchets

Les déchets ont une action désastreuse sur le milieu marin et les espèces qui y vivent. La destruction des habitats influence les espèces qui y vivent et qui sont elles-mêmes directement impactées par nos déchets (étranglement, ingestion …). En polluant notre île nous nous privons des ressources marines dont nous avons pourtant besoin. En mer ou à terre, chacun doit faire preuve de civisme en ramenant ses déchets avec soi, en les triant et en les déposant dans les poubelles adaptées. 
Pensez à la mer, pensez aux animaux, pensez à vous : ne laissez pas vos déchets dans la nature.