Protéger la mer

Surveiller les zones protégées

Grâce à ses deux navires, le service opération du Parc naturel marin de Mayotte est présent sur les zones protégées en mer, comme le site de la passe en S par exemple. Les agents y sensibilisent les pêcheurs en leur expliquant la réglementation. Ils sont parfois amenés à confisquer du matériel et à dresser des procédures judiciaires lorsqu’ils rencontrent des contrevenants.

Les agents du Parc surveillent les zones protégées.

Les agents du Parc surveillent les zones protégées à bord de Utunda.

Lola Bayol / Office français de la biodiversité

Les agents du Parc surveillent les zones protégées à bord de Utunda.

Lola Bayol / Office français de la biodiversité

La passe en S.

La passe Longogori, couramment appelée "passe en S".

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

La passe Longogori, couramment appelée "passe en S".

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Reconquérir la réserve de la passe en S

La passe en S est classée réserve intégrale de pêche depuis 1998 et nécessite un renforcement de sa gestion pour que l’effet réserve fonctionne, c’est-à-dire que ce haut lieu de biodiversité soit un refuge pour la reproduction des espèces qui s’y abritent permettant notamment le repeuplement du lagon en poissons de récifs. Un plan de gestion dédié à la passe en S a donc été élaboré par le Parc en concertation avec les acteurs concernés par la réserve. Approuvé par le conseil de gestion du Parc en 2016, il prévoit :

  • la mise en place et l’entretien de mouillages écologiques pour la préservation des habitats
  • l’information et la sensibilisation des usagers
  • l’amélioration de la connaissance du milieu avec des suivis scientifiques
  • le contrôle des usages par une surveillance renforcée
https://youtu.be/fwazZaL5F7U

Donner des avis sur les projets affectant le milieu marin

Le conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte peut être saisi pour avis lors de l’élaboration de projets d’aménagement du territoire ou de nouvelles activités qui pourraient affecter le milieu marin. Ces avis sont tous élaborés après une étude approfondie des projets et sont basés sur les connaissances scientifiques et de terrain de l’équipe technique du Parc mais aussi sur la réflexion et l'expertise des membres du conseil de gestion. Ils permettent de s’assurer du respect de l’environnement marin et de limiter l’impact négatif des projets. 
Plusieurs types d’avis peuvent être émis : 

Réunion du conseil de gestion.

Réunion du conseil de gestion du 16 juin 2015.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Réunion du conseil de gestion du 16 juin 2015.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

  • L’avis conforme du Parc est sollicité par le service instructeur des demandes d'autorisation sur des projets de grande ampleur. La décision émise par le conseil de gestion, en faveur ou en défaveur du projet, est contraignante et le service instructeur sera tenu de suivre cet avis.
    L'avis conforme est rendu par le conseil de gestion du Parc par délégation du Conseil d'Administration de l'Office français de la biodiversité (OFB). Cependant, pour les projets d'ampleur nationale, c'est le Conseil d'administration de l'OFB qui rend directement l'avis.
  • L’avis simple peut être rendu sur demande des services instructeurs ou proposé spontanément par le conseil de gestion. C'est une délibération qui n'a pas de portée juridique mais qui permet de donner des préconisations sur la mise en oeuvre de ces projets aux services instructeurs.
  • L’avis technique est rendu par les services du Parc et les services concernés de l'OFB sur demande des services instructeurs. Il consiste à définir si le dossier soumis propose une analyse correcte des impacts du projet sur l'environnement marin, et si les mesures d'évitement, de réduction et de compensation proposées par le porteur sont adaptées.
    Cet avis, combiné à ceux d'autres structures, contribue à aider le service instructeur à prendre une décision quant à l'octroi d'une autorisation.
mouillage passe en S

Un noddi brun perché sur une des bouées d'amarrage installée par le Parc dans la réserve de la Passe en S.

Paul Giannasi / Office français de la biodiversité

Un noddi brun perché sur une des bouées d'amarrage installée par le Parc dans la réserve de la Passe en S.

Paul Giannasi / Office français de la biodiversité

Préserver les habitats marins

Les mouillages écologiques du Parc

En 2019, le Parc a continué son programme d'installation de dispositifs d’amarrage dans le périmètre du lagon. On compte actuellement 78 bouées installées sur des lieux fréquentés par les plaisanciers et les opérateurs de sorties découverte.
Privilégier l’amarrage aux bouées plutôt que l’ancrage sauvage permet d’éviter la détérioration des fonds marins par l’ancre.

Le ramassage des déchets

Dans le cadre de l’observatoire des déchets, le Parc caractérise les échouages de déchets sur les plages : quelles quantités, quels types de déchets, quelle saisonnalité. Entre 2016 et 2018, ce suivi a permis de ramasser et de caractériser 16 345 détritus, soit 321 Kg de déchets !
En parallèle, le Parc soutient ponctuellement des initiatives de ramassages de déchets sur les plages, en mangrove ou ailleurs, en apportant un appui logistique (matériel, gants, sacs poubelle) et humain.

Les agents du Parc classent et comptent des déchets.

Les agents du Parc classent et comptent les déchets prélevés en mer lors de l'opération de lancement du suivi macro-déchets.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Les agents du Parc classent et comptent les déchets prélevés en mer lors de l'opération de lancement du suivi macro-déchets.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Opération de ramassage des carapaces de tortues braconnées.

Opération ramassage de carapaces de tortues braconnées organisée par le REMMAT avec un des bateaux du Parc.

Katia Ballorain / Office français de la biodiversité

Opération ramassage de carapaces de tortues braconnées organisée par le REMMAT avec un des bateaux du Parc.

Katia Ballorain / Office français de la biodiversité

L'équipe du Parc aide une tortue échouée à rejoindre la mer.

L'équipe du Parc aide une tortue échouée à rejoindre la mer.

Amandine Escarguel / Office français de la biodiversité

L'équipe du Parc aide une tortue échouée à rejoindre la mer.

Amandine Escarguel / Office français de la biodiversité

Le Remmat

Le Réseau Echouage Mahorais de Mammifères marins et de Tortues marines (REMMAT) a été créé pour renforcer la conservation des tortues marines et des mammifères marins de Mayotte par la prévention, la gestion et le suivi des échouages, mais aussi apporter des informations aux services en charge de la lutte anti-braconnage.
En tant que membre et animateur du réseau, le Parc participe aux missions de sauvetage des animaux vivants, à la gestion des animaux morts, aux éventuels examens et prélèvements.