Valoriser le patrimoine culturel

Valoriser la pirogue mahoraise

Conception d'une pirogue éco conçue

Dans l’objectif de valoriser la pirogue traditionnelle mahoraise tout en préservant les ressources forestières, le Parc a lancé un projet de conception d’une pirogue eco-conçue. Il s’agit de proposer un modèle inspiré de la pirogue mahoraise, pouvant être propulsé aussi bien à la rame qu’à la voile, et homologuée pour une navigation de plaisance dans l’ensemble du lagon. En effet, les pirogues sont considérées légalement comme des engins de plage et ne sont pas autorisées à s’éloigner à plus de 300 mètres de la plage. Elles ne peuvent donc pas aller pêcher dans tout le lagon.

Le Parc a commandé à un bureau d’étude la conception du prototype d’un petit navire à balancier, simple d’utilisation, fiable et accessible à toute la population. L'étude préalable a fourni un grand nombre d'informations sur l'environnement culturel, social, technique et environnemental de la pirogue à Mayotte, mais n'a pas pu aboutir à un modèle satisfaisant pour répondre aux critères écologiques du projet. Certains prérequis à ce projet ne sont pas encore atteints sur le territoire. Le projet est donc en suspens.

Pirogue traditionnelle.

La pirogue traditionnelle,creusée dans un tronc d'arbre, est stabilisée par un balancier.

Agnès Poiret / Office français de la biodiversité

La pirogue traditionnelle,creusée dans un tronc d'arbre, est stabilisée par un balancier.

Agnès Poiret / Office français de la biodiversité

Le festival de la pirogue

Dans l’objectif de partager et de valoriser le patrimoine culturel marin, le Parc organise depuis 2014 la course de pirogue « le Défi du Fundi » afin de mettre à l’honneur cette embarcation emblématique.
Des pirogues sont louées aux pêcheurs locaux et mises à disposition des participants. Le départ a lieu sur la plage de M’Bouini et les valeureux concurrents doivent faire le tour de l’îlot M’Bouini à la force de leurs bras dans une course effrénée de 3 kilomètres.
Chaque année, environ 200 participants concourent dans 3 catégories : le « défi des jeunes fundis » (de 14 à 18 ans), le « défi des adultes » et le « défi des entreprises ». Des stands valorisant les pratiques artisanales viennent enrichir cet événement désormais attendu chaque année. 

https://youtu.be/7ChYnnw6_Ng

Le festival en images

Représentation de chants et danses traditionnels.

Représentation de chants et danses traditionnels mahorais par les enfants de Kani-Kéli à l'occasion de la course de pirogue.

Alexandra Gigou / Office français de la biodiversité

Représentation de chants et danses traditionnels mahorais par les enfants de Kani-Kéli à l'occasion de la course de pirogue.

Alexandra Gigou / Office français de la biodiversité

Réparation d'une pirogue.

Réparation d’un montant du balancier d’une pirogue à voile.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Réparation d’un montant du balancier d’une pirogue à voile.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Arrivée de la course des jeunes.

Arrivée de la course des jeunes en 2015.

Julie Molinier / Office français de la biodiversité

Arrivée de la course des jeunes en 2015.

Julie Molinier / Office français de la biodiversité

Les jeunes mahorais essayent le djarifa pour la première fois

Les jeunes mahorais essayent le djarifa pour la première fois

David Lorieux / Office français de la biodiversité

Les jeunes mahorais essayent le djarifa pour la première fois

David Lorieux / Office français de la biodiversité

course de pirogue vue du ciel

Les pirogues, alignées face à la mer, sont prêtes à partir pour une nouvelle course.

DroneGo 2017

Les pirogues, alignées face à la mer, sont prêtes à partir pour une nouvelle course.

DroneGo 2017

Démonstration du fundi Bacar Haïrani.

Le fundi Bacar Haïrani fait une démonstration de réparation d'une pirogue lors du festival.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Le fundi Bacar Haïrani fait une démonstration de réparation d'une pirogue lors du festival.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Activités pédagogiques lors de Premieres Bulles

Activités pédagogiques lors de Premieres Bulles

David Lorieux / Office français de la biodiversité

Activités pédagogiques lors de Premieres Bulles

David Lorieux / Office français de la biodiversité

Djarifa séchant sur la plage.

Des femmes étendent leur djarifa sur la plage pour le faire sécher.

Laoumi Aboutoihi / Office français de la biodiversité

Des femmes étendent leur djarifa sur la plage pour le faire sécher.

Laoumi Aboutoihi / Office français de la biodiversité

Arrivée des concurrents.

Arrivée des concurrents à la course de pirogue.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Arrivée des concurrents à la course de pirogue.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Promouvoir une alternative durable au tabouret de msindzano

Le masque de beauté traditionnel des femmes mahoraises est obtenu à partir du frottement de bois de santal sur un morceau de corail Porites. Aujourd’hui, malgré une réglementation datant de 1980 et interdisant la cueillette du corail, de nombreux artisans continuent à sculpter des tabourets à base de blocs de coraux prélevés dans le lagon pour la fabrication du masque de msindzano. 
Soucieux de préserver à la fois les traditions mahoraises et les récifs, le Parc cherche une alternative durable au tabouret de msindzano en corail. 

Test du tabouret alternatif.

Les mahoraises testent le tabouret alternatif en céramique à l'occasion d'une journée consacré au corail au musée de Mayotte.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Les mahoraises testent le tabouret alternatif en céramique à l'occasion d'une journée consacré au corail au musée de Mayotte.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Démonstration du tabouret.

Démonstration du tabouret en céramique.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

Démonstration du tabouret en céramique.

Fanny Cautain / Office français de la biodiversité

En 2016, le Parc a confié à un laboratoire l’étude de faisabilité de l’utilisation de céramique pour remplacer le Porites, celle-ci ayant des propriétés abrasives équivalentes au corail. Après plusieurs essais, le bureau d’étude a pu fournir un prototype soumis à une femme mahoraise qui a participé à sa comparaison avec le tabouret traditionnel en corail.
La réception du tabouret fin 2017 a permis de réaliser plusieurs autres essais auprès de 5 femmes mahoraises. Satisfaites du résultat, elles ont cependant noté que la fabrication du masque avec le tabouret en céramique nécessite 2 fois plus de temps qu’avec celui en Porites. Elles pensent qu’il faudrait le tremper plusieurs semaines dans l’eau avant la première utilisation.

Suite à cette expérimentation, le Parc a mis le tabouret de céramique à disposition du Musée de Mayotte afin qu’il le fasse connaitre aux femmes. Les quelques échangent qui ont eu lieu ont montré un intérêt réel pour le projet et pour pouvoir le tester au quotidien.

Des échanges avec le prestataire sont en cours afin de produire une dizaine de tabourets pour les laisser à disposition des utilisatrices pendant 6 mois. Cela permettra d’avoir un retour approfondi et connaitre la suite à donner à ce projet.

Valoriser les épaves que l’on peut visiter

En 2014, la Société histoire et archéologie de Mayotte (SHAM) à lancé une mission d’étude menée par Henri Daniel Liszkowski pour localiser les vestiges sous-marins dans notre lagon. Le Parc avait alors mis à disposition son équipe et son bateau Aïta 2 muni d’un sondeur et qui avait permis la localisation des épaves
En accord avec le SHAM et le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), le Parc débute un travail de création de fiches de renseignements historiques et de géolocalisation des sites d’intérêt. Ces fiches seront mises à disposition des opérateurs de découverte afin qu’ils puissent participer à faire découvrir le patrimoine culturel maritime de Mayotte.

L'épave à Joseph.

"L'épave à Joseph" située à 30 mètres de profondeur au large des Badamiers.

Marc Allaria – www.photo-sousmarine.com

"L'épave à Joseph" située à 30 mètres de profondeur au large des Badamiers.

Marc Allaria – www.photo-sousmarine.com